Le secret de la vie : notre conscience divine.

Connaissez-vous ce conte d’Henri Gougaud : « Comment Vieux-Père et Vieille-Mère cachèrent le secret de la vie ? ». Je vous le rapporte ci-dessous pour illustrer ce thème du Divin et plus particulièrement celui de la Cocréation. Ressentez la profondeur de ce texte dans le coeur de toutes vos cellules. Ressentez qu’aucune autorité n’est à l’extérieur de vous : vous êtes le Divin et vous êtes Créateur !

Comment Vieux-Père et Vieille-Mère cachèrent le secret de la vie. 

Sachez qu’aux premiers temps Vieux-Père et Vieille-Mère, après avoir créé animaux et forêts, se mirent en devoir de pétrir l’être humain. Ils façonnèrent un corps doué de quatre membres, un visage à sept portes par où entendre, voir, sentir et savourer, ils lui donnèrent un coeur, un esprit conquérant. Quand tout fut comme il faut : « Voilà, dit Vieille-Mère, un admirable enfant. Mais il n’est pas complet. Il nous faudra placer quelque part dans son corps sa conscience divine. Où la mettons-nous , Vieux-Mari ? »

Vieux-Père se gratta un long moment la crinière, puis il grogna et répondit : « Mieux vaudrait la cacher. Certes, l’homme est un dieu, puisqu’il est né de nous. Mais le savoir divin est précieux et fragile. Je crains de le laisser au turbulent caprice de notre premier fils et des fils de ses fils. Tels que je les pressens, ils le gaspilleront, l’abîmeront peut-être. A bien y réfléchir, je préfère cacher leur conscience 552634_421396974571195_668686089_n-e1353875720705divine à la cime du mont le plus haut d’ici-bas. Ainsi, elle sera protégée des mauvais usages possibles, et nous pourrons dormir sans souci excessif. »

Vieille-Mère se mit à rire : « Oh, Vieux-Père ! Oh naïf ! Je connais mes enfants, mon coeur sait tout déjà de leurs folies futures ! Ils grimperont un jour sur tous les monts du monde. Avant qu’il soit midi dans la vie de la Terre, ils la découvriront, leur conscience divine ! »

Vieux-Père soupira, puis il grogna deux fois et répondit enfin : « Femme, tu as raison. Il nous faut un abri moins venteux, moins visible. Je déposerai donc cet infini savoir au fond du plus profond du plus vaste océan, chez les poissons aveugles. Nos fils n’iront jamais dans ces trous sans soleil. »

Mon pauvre Vieux mari, répondit Vieille-Mère, quel candide tu es ! J’ai porté nos enfants, je connais leur grandeur. Un jour, ils bâtiront des vaisseaux prodigieux. Il images (13)n’est pas une pierre au fond de l’océan qu’ils ne retourneront pour voir ce qu’elle cache. Ils la découvriront leur conscience divine ! » 

Vieux-Père fit la moue, demeura silencieux quatre ou cinq millénaires, enfin grogna trois fois, l’oeil soudain allumé.

« – Au coeur le plus brûlant du désert le plus nu, dit-il, content de lui. Là, ils ne viendront pas. Là, leur divinité pourra vivre tranquille, intacte, inexplorée.

As-tu donc réfléchi si longtemps pour cela ? répondit Vieille-Mère. Oh fou attendrissant ! Connais-tu bien tes fils ? Un jour, dans le désert, ils planteront des tours, des cités, des jardins, des télescopes bleus, des arrosoirs géants !        Ils domestiqueront le sable et le soleil. Un marmot trouvera un matin, sous son pied, leur conscience divine, et tu seras le seul à t’en éberluer ! »

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Vieux-Père se sentit soudain désemparé. Il resta rechigné quelques années-lumières, enfin leva le front, et que vit-il, à l’est, par une lucarne ouverte ? Le soleil qui sortait des brumes de la nuit. Un arbre s’ébroua dans le matin naissant, une feuille tomba dans le ruisseau fringant qui traversait le pré. Vieux-Père rit enfin.

Il dit à Vieille-Mère : « Regarde la lumière. Sait-elle qu’elle brille ? Regarde le ruisseau. Que sait-il de la soif ? Dans le souffle et le sang de tes fils, Vieille femme, au tréfonds de leur être, au plus chaud de leur coeur, je dissimulerai leur conscience divine.  Et comme le soleil ignore son éclat, comme l’eau ne sait pas qu’elle donne vie au monde, nos filles et nos fils ignoreront cette divinité lumineuse et féconde dont je les ai pétris. »

Vieille-Mère resta un moment le regard vague, elle hocha la tête puis elle répondit : « La cachette est subtile. j’avoue que pour le coup nos fils auront du mal à trouver son chemin. » Et tandis que Vieux-Père allait à son jardin, elle cogna l’air du poing sur le pas de la porte et dit pour elle seule, avec une vaillance à nouveau jubilante : 

« Oh, ils y arriveront. je connais mes enfants, c’est moi qui les ai faits. Il leur faudra du temps, mais confiance, confiance ! »

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 La Grande Aventure est Dedans

et l’a toujours été, 

Bien à vous dans cette conscience du Divin qui vibre à travers nous,  Amis, Soeurs et Frères Cocréateurs !  🙂 

Céline

 

 

 

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