Prendre soin de soi pour continuer à vivre

Pourquoi est-ce une nécessité de prendre soin de soi ?

 Vous aurez entendu dans la vidéo de Jean-Jacques Crèvecoeur (cf. mon article précédent « Comment prendre soin de ma vie ? » combien il est essentiel de prendre soin de soi, d’écouter et de répondre à ses propres besoins plutôt que d’attendre que quelqu’un y réponde. Nous savons tous que nous portons en nous des blessures non guéries du passé. Si l’on se positionne dans l’attente qu’un jour, un autre que nous ou un événement extérieur nous rendra heureux, alors nous nous plaçons dans la posture de la victime en dépendance d’un sauveur. Nous n’acceptons pas de voir ce qui est comme une merveille. Nous restons coincés dans le passé sans pouvoir vivre l’instant présent.

Or prendre soin de soi nous libère et nous responsabilise, nous fait grandir en conscience. Prendre soin de soi demande d’être attentif et vigilant à ce qui est là, dans le présent qui se présente à nous dans toutes ses richesses et ses possibilités d’ouverture pour exprimer nos talents.

Chacun porte en lui cette quête d’épanouissement, ce sens inné que notre vie est une occasion pour expérimenter la joie de l’incarnation.

 

Thich Nath Hanh

Thich Nath Hanh

Dans son livre « La paix, un art, une pratique » , Thich Nath Hanh illustre ce propos…

« Chacun de nous doit s’occuper de lui-même »

 

« Il y a une histoire dans le canon Pali à propos d’un homme qui se produisait dans un cirque en compagnie de sa fille. Dans leur numéro, le père plaçait un long bâton de bambou en équilibre sur son front, et sa fille grimpait au sommet du bambou. Après leur exhibition, les gens leur donnaient de l’argent qui leur permettait d’acheter du riz et du curry.

Un jour, le père dit à sa fille: «Chère fille, nous devons prendre soin l’un de l’autre. Tu dois prendre soin de ton père, et moi je dois prendre soin de toi ; ainsi nous évoluerons en toute sécurité, notre numéro est très dangereux.»

En effet, si elle venait à tomber, ni l’un ni l’autre ne serait plus en mesure de gagner leur vie. Si elle se brisait la jambe, ils n’auraient plus rien à manger. «Nous devons veiller l’un sur l’autre pour continuer à gagner notre vie.»

Sa fille était sage. Elle dit : «Père, tu devrais plutôt dire : chacun de nous doit s’occuper de lui-même, ainsi nous pourrons continuer à vivre. Parce que dans le numéro, tu t’occupes de toi, et de toi seulement ; tu dois rester très stable et très alerte ; et cela m’aide. Et quand je grimpe, je dois faire attention à moi, grimper prudemment et veiller à ce que rien ne m’arrive. Voilà ce que tu devrais dire : tu fais bien attention à toi, et je fais bien attention à moi, de cette façon, nous pourrons continuer. »

Le Bouddha était d’accord avec la jeune fille. »

 En prenant soin de vous, vous répondez à vos besoins et vous vivez le moment présent. Cet art de prendre soin de vous vous rend artiste de votre vie.

Si cet article vous a plu, ou s’il vous questionne encore, partagez votre point de vue en laissant un commentaire.  😉 

Bien à vous,  Céline

 

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