Quelle est notre part de responsabilité ?

Quelle est notre part de responsabilité dans les événements sociétaux ? Pour je ne sais quelle raison, vous ne pouviez accéder à cet article publié jeudi sous l’intitulé « notre part de responsabilité. » Vous m’en avez fait part et j’y remédie aujourd’hui en le re-publiant avec un autre titre.

Je viens de lire la réaction de Thomas d’Ansembourg, suite à l’attentat qui a eu lieu à Charlie Hebdo. Thomas d’Ansembourg est psychothérapeute et auteur, et je partage son analyse.     

Une nécessité : regarder la réalité que nous avons créée pour repenser nos choix, nos priorités, nos responsabilités 

« … soit ils sont fous et c’est d’un dérèglement mental grave qu’il s’agit, soit ils sont en rage et c’est sans doute d’un dérèglement social grave qu’il s’agit. Bien sur nous les espérons tous en prison et le plus vite possible pour les empêcher de nuire à nouveau, mais nous savons bien que cette mesure urgente n’empêchera pas d’autres tragédies. Et cette mesure urgente ne nous fera pas oublier ni que « La présence d’une prison dans une ville est le signe de ce qu’il y a un problème dans la société toute entière »(Albert Jacquart), ni cette urgence d’une autre ampleur qui consiste à oser repenser les fondements de notre société et de l’éducation qui la construit : repenser nos choix (entre compétition et collaboration, individu et appartenance aux groupes, apprendre à faire et apprendre à être ), nos priorités réelles (entre surconsommation de matière et éveil de l’esprit, entre confort et sagesse), nos responsabilités (faire de plus en plus de la même chose ou être et vivre mieux plus simplement).

Notre part de responsabilité 

« Nous avons, par nos choix précédents, et les systèmes de pensée qui en découlent, créé une société centrifuge qui éjecte ceux qui n’ont pas réussi à se tenir au centre du système et à tourner dans le « bon » sens. Inévitablement, ceux qui n’ont plus rien à gagner dans cette course n’ont aussi plus rien à perdre et le montrent aujourd’hui de façon sanglante.

Chacun de nous porte une part de responsabilité dans l’état centrifuge de notre société. Chacun de nous a besoin d’apprendre à se rassembler, à re-cueillir les parties de son être divisées, à développer une intériorité pacifiée et nourrissante, à se ralentir pour que la course folle ralentisse et qu’ainsi personne ne se retrouve hors course, hors système, hors de soi et de la loi au point de faire payer sa rage, son dépit et sa frustration aux autres. »

Vers l’éveil du coeur et de la conscience

« La prophétie (prêtée à André Malraux et sous des formulations diverses qui n’altèrent pas sa pertinence de fond) est plus vraie que jamais :

 « Le XXIeme siècle sera spirituel ou ne sera pas« .

En effet, si l’on fait ce qu’on a toujours fait, on obtient ce qu’on a toujours obtenu, selon la formule aussi simple que saisissante de Paul Watzlawick.
Nous sommes aujourd’hui rudement invités à faire autrement; or comment faire autrement sans apprendre à penser autrement ? Par conséquent nous sommes aujourd’hui rudement invités à changer de système de pensée et de référence ; rudement invités à lâcher l’addiction au matérialisme étouffant ainsi qu’aux mécanismes compensatoires multiples qui résultent de notre mal être existentiel ; rudement invités à dépasser le cloisonnement des religions et des appartenances séparées (graines de division) que celles ci peuvent générer, et à re-développer la conscience de la dimension spirituelle, théiste ou athée, qui semble le socle de base de la plupart de traditions et qui nous rassemble tous et tout ensemble.

Pour 2015, je nous souhaite à tous de pouvoir apporter notre contribution personnelle, vivante et donc contagieuse à l’éveil du coeur et de la conscience. »      

 

Je remercie Thomas d’Ansembourg pour cette analyse.

Si vous aussi, vous souhaitez partager la vôtre, faites-en nous part dans la partie commentaire.

 🙂 Céline

 

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