Enfant intérieur et blessures émotionnelles

Livre de Lise Bourbeau

Livre référence de Lise Bourbeau

Quelles blessures émotionnelles peuvent entraver l’expression de notre pleine liberté ? A quel moment de notre vie ses blessures ont-elles déterminé, formé, engendré notre personnalité ? Qu’ont-elles pu génèrer comme croyances limitantes ? Comment se réconcilier avec le passé ? 

L’excellent ouvrage de Lise Bourbeau, les cinq blessures de l’être qui empêchent d’être soi-même, apporte beaucoup d’éclairages sur l’origine de schémas répétitifs et de souffrances, sur nos réactions plus ou moins conscientisées et les croyances limitantes que nous entretenons sur la vie.

Pour écrire cet article, je m’y suis donc référée tout en synthétisant mes notes de formation à la psychologie transpersonnelle et d’autres, prises lors de conférences données par des experts et des thérapeutes sur ce thème majeur : les blessures émotionnelles.    

 Quelles sont les blessures de l’être ?

Selon Lise Bourbeau, il existe 5 grandes blessures :

la 1ère est la blessure de rejet

la seconde est la blessure d’abandon.

la troisième est la  blessure d’humiliation.

la quatrième est la blessure de trahison.

la cinquième est la blessure d’injustice.

Pour Jacques Salomé, il en existe une sixième : la blessure d’impuissance. 

En quoi est-ce utile de savoir quelles blessures nous avons vécu ? 

Les blessures émotionnelles sont des obstacles à notre épanouissement. Dans la plupart des cas, quand on est face à une situation difficile dans notre vie, la réponse est à rechercher dans une expérience passée, bien souvent dans l’enfance et la petite enfance.  

 Il est utile de reconnaître quelle(s) blessure(s) nous avons vécu pour identifier des croyances-racines auxquelles se sont ramifiées d’autres croyances. 

C’est à la fois remonter à la source d’une attitude ou d’une réaction ou d’un schéma qui se répète, et à la fois faire un pas de plus vers une liberté retrouvée. 😉

 

Pourquoi connaître nos blessures émotionnelles paraît difficile ? 

Les blessures viennent de la relation vécue avec nos parents ou toute autre personne nous ayant éduqué les premières années de notre existence. Par la peur de ne plus être aimé-e ou accepté-e par sa propre famille, et par la peur de se retrouver seul-e, la plupart des individus préfèrent ne pas entreprendre de travail sur soi. Ils se croiront libres mais ne le seront pas.

En eux, la voix de l’ego les contrôle…

Tant que nous n’avons pas pris conscience des croyances qui nous enferment dans une conduite qui nous limite, le fait de dire « je suis libre » est en effet un mensonge dicté par la voix de l’ego. L’ego est toujours très fort pour nous convaincre que nous sommes libres alors qu’il n’en est rien. L’ego aime se rassurer et c’est lui qui, en nous, par peur, cultive des milliards de croyances sur tout. 

Cet ego n’est pas à déplorer. C’est un garde-fou qui s’est construit à partir de nos premières expériences et, selon la tonalité émotionnelle de chacune d’elles, l’ego a interprété ce qu’il vivait. L’ego a pensé le monde. L’ego a mis du sens sur ce qu’il vivait et, d’expériences en expériences, s’est ainsi élaboré tout un système de croyances pour maintenir l’individu en vie.  Nous verrons par la suite que l’ego  n’est qu’une protection et que derrière chaque croyance se cache des « bénéfices » …

 De même, pour ce travail de conscientisation du passé, notre mémoire doit être rafraîchie. Or comment savoir ce qui s’est passé sans interroger le vécu ?

La première chose est d’observer notre réalité et de se demander : « Mais d’où vient cette réaction que j’ai dans telle situation et qui me fait souffrir ?« 

Pour y répondre, je dirais qu’il faut avoir le courage de tenir chaque fil d’Ariane jusqu’au coeur de notre labyrinthe intérieur. C’est ainsi que nous pouvons recontacter l’expérience émotionnelle originelle, la reconnaître pour la dénouer et libérer toute croyance limitante qu’elle a généré dans notre vie. 

 Souvent, c’est aussi par « loyauté familiale » que la plupart des individus ne veulent pas savoir les événements qui seraient à l’origine de leur réalité douloureuse. Ils disent devoir supporter la vie parce que : « il faut bien faire avec », « c’est comme ça dans la famille et l’on n’y peut rien changer », « cela a toujours été », « cela arrive de père en fils ou de mère en fille depuis des générations » ou bien encore que « c’est écrit quelque part », que « c’est Dieu qui décide pour nous », « …. » . En somme, l’individu capitule devant l’inconscient qui le contrôle. L’individu se résigne, à la manière d’un enfant, devant l’autorité de ses parents tout-puissants… 

Notons que la tendance à dire que « c’est à cause de mes parents » ou « c’est à cause de l’éducation que j’ai reçu » est aussi une croyance adorée par l’ego derrière laquelle se réfugie ce même enfant intérieur, blessé, en somme « victime » ayant besoin de reconnaissance. Car des parents ne blessent jamais leur enfant volontairement ; eux-mêmes ayant été blessés par leurs parents sont aux prises de réactions émotionnelles qui peuvent les emporter dans des paroles ou des actes ; et ainsi nous pouvons remonter à toute l’humanité. 

Retenons que chaque fois qu’un événement nous déstabilise émotionnellement, c’est une blessure qui remonte à la surface. C’est l’enfant intérieur qui vit en nous, dans l’adulte, qui est concerné et qui est en demande de guérison, d’écoute, de soins affectifs.  57093353

Il est souvent nécessaire d’entreprendre un travail avec un thérapeute ou d’avoir un coach en développement personnel pour aider notre être adulte à prendre désormais son enfant intérieur dans ses bras ou par la main pour panser sa blessure. Recontacter l’expérience douloureuse est un moment solennel, salutaire mais pas facile. C’est laisser la place à notre enfant intérieur, écouter et accueillir ses émotions… De lourdes, l’alchimie de la reconnaissance s’opérant, elles deviennent or et lumières. une Renaissance a lieu. Il ne s’agit plus que de la célébrer, de l’honorer. 

J’ai eu l’immense privilège de renaître déjà plusieurs fois de mes cendres dans cette vie. Cadeau. 

 

 Qu’en dit l’âme ?

Quoique nous avons vécu, de difficile ou d’anodin, en tant qu’adulte, nous avons la responsabilité et le pouvoir de nous en libérer  : 

– d’une part car toutes les blessures sont réversibles, 

– d’autre part car notre véritable nature divine n’a jamais été touchée.

 

 

Comment se forment les blessures ? 

Selon l’auteure, la majorité des enfants, passent par quatre étapes. Après avoir connu la joie d’être lui-même, première étape de son existence, il connaît la douleur de ne pas avoir le droit d’être lui-même qui est la deuxième étape. Vient ensuite la période de crise, la révolte, c’est la troisième étape. Afin de réduire la douleur, l’enfant se résigne et finit par se créer une nouvelle personnalité pour devenir ce que les autres veulent qu’il soit. Certaines personnes demeurent enlisées à la troisième étape durant toute leur vie, c’est-à-dire, qu’elles sont continuellement en réaction, en colère ou en situation de crise.

C’est durant la troisième et la quatrième étapes que nous créons plusieurs masques (nouvelles personnalités) qui servent à nous protéger contre la souffrance vécue lors de la deuxième étape. Ces masques sont au nombre de cinq et correspondent à cinq grandes blessures de base vécues par l’humain”.

 

 Les cinq blessures émotionnelles qui empêchent d’être soi-même.

Voici ces cinq blessures, dans l’ordre où Lise Bourbeau a pu constater que chacune apparaît au cours d’une vie, accompagnées des principales caractéristiques qui permettent de les reconnaître.

Chacun d’entre nous avons une blessure principale. A nous de l’identifier…

Chacune des blessures ne porte pas de négatif en soi car il y a aussi ce qu’on appelle l’ombre blanche qui est la part lumineuse de la blessure.  

Lise Bourbeau nous rappelle que « La première étape pour guérir une blessure consiste à la reconnaître et à l’accepter, sans pour autant être d’accord avec le fait qu’elle soit là. Accepter signifie la regarder, l’observer tout en sachant qu’avoir des choses à régler fait partie de l’expérience d’être humain. Ce n’est pas parce que quelque chose te fait encore mal que tu es une mauvaise personne. Avoir été capable de te créer un masque pour ne pas souffrir a été un acte héroïque, une démarche d’amour envers toi-même. ce masque t’a aidé à survivre et à t’adapter à l’environnement familial que tu as toi-même choisi avant de t’incarner. »

 

1ère : La blessure de rejet

La blessure de rejet se crée entre la conception et la naissance. C’est le cas lorsqu’un enfant considère qu’il n’a pas été désiré ou lorsque l’accouchement a été déclenché.

La croyance qui se créé dans l’esprit du nouvel être est : « je n’ai pas le droit de vivre ».

Cette personne ne croit pas à son droit d’exister, d’être au monde, aussi elle ne reconnaît pas non plus son incarnation. Elle partira en « astral » facilement car elle aura des difficultés à laisser vivre son enfant intérieur. Elle aura de la peine à se donner une valeur. 

Comment cette croyance-racine peut-elle ensuite se traduire dans la réalité ?

La personne peut ne pas aimer les fêtes ou lors d’une fête, elle ne va pas se donner le droit de s’amuser, de jouir des joies présentes, d’en profiter pleinement. Elle se mettra à l’écart et regardera les autres danser, chanter et rire car pour elle, sa propre vie et sa naissance n’ayant pas été célébrée, aucune célébration n’est possible. Elle associera « être invité-e à une fête » à « ne pas être invité-e à la vie ».

Puisque le corps émotionnel créé le corps physique, le corps va se construire en étant « rejeté ». Il va essayer de prendre le moins de place possible (visage osseux, fesse plate, petits seins pour les femmes…).

Cette caractéristique sera plus prononcée que d’autres.Le rejet est une blessure très profonde, celui qui en souffre se sent rejeté jusque dans son droit d`exister

 Les poignets et les chevilles seront fins. La personne aura une tendance à l’anorexie ou à la boulimie.

Une des grandes caractéristiques des personnes qui ont eu cette blessure de rejet est la réaction de fuite. Ces personnes ne font pas face aux problèmes, elles les contournent. Elles se croient sans valeur. Les mots « nul », « rien », « inexistant » font partie de leurs expressions. Par exemple :  » je ne vaux rien », « je suis nul », « fais ce que tu veux, ça ne me fait rien », »tout ce que je fais, ça ne donne rien »…

Je cite : »le fuyant recherche la solitude, car s’il recevait beaucoup d’attention, il aurait peur de ne pas savoir quoi faire. C’est comme si son existence était de trop. En famille et dans n’importe quel groupe, il s’efface. Il croit qu’il doit subir plein de situations désagréables, comme s’il n’avait pas le droit de riposter. De toute façon, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire d’autre.« 

« Le fuyant a généralement très peu d’amis. On le considère comme solitaire et on le laisse seul. Plus il s’isole….. plus il se retrouve seul et se donne ainsi raison d’être rejeté. »

La fuite peut se faire dans des activités différentes : dans le travail, la drogue, les jeux vidéos, le sexe, la méditation, une passion…

Une personne ayant la blessure de rejet pourra également aimer s’habiller en noir (pour se montrer différente des couleurs du monde et de la vie), et pour que les autres la rejettent davantage.

On voit bien là le miroir de la réalité à double sens : ce que nous cherchons à éviter nous rattrape. Inconsciemment, nous ne voulons pas montrer notre blessure, mais nous développons une personnalité et des stratégies d’évitement qui la montrent ! Notre blessure est la partie la plus délicate, sensible de notre être, c’est notre point faible…

Et ce que nous essayons de contourner nous rattrape toujours. 

Ce que nous sommes à l’intérieur se reflète à l’extérieur… 

 Lise Bourbeau le précise : « Comme on attire dans sa vie le genre de situations ou de personnes dont on a peur, le fuyant s’attire fréquemment des situations ou des personnes pouvant le faire paniquer. Sa peur rend la situation encore plus dramatique. Le fuyant panique et fige sur place plus facilement avec les personnes de même sexe (celles qui lui rappellent le parent). (…) La peur de paniquer fait aussi perdre la mémoire au fuyant dans plusieurs situations. (…) il va de soi que la blessure de rejet affecte notre façon de communiquer. » Un fuyant a peur de ne pas être intéressant, d’être considéré nul ou sans valeur, d’être incompris, de paniquer, etc.  

En même temps, ces personnes ont développé des qualités (leur ombre blanche, leur part de lumière), que d’autres n’auront pas. En effet, ces personnes ont un monde intérieur très important, ce sont des personnes très créatives, qui n’ont pas peur de la solitude, qui sont très indépendantes.

Ce sont des bénéfices apportés par leur croyance. 

2ème : La blessure d’abandon 

La blessure d’abandon se produit entre la naissance et les 3 ans. Elle est vécue avec le parent du sexe opposé. 

Elle affecte des enfants qui considèrent qu’ils n’ont pas assez de soin pour se développer. Ceci est une croyance, une composante subjective car leurs parents leur donnent tout leur amour et ils font de leur mieux, mais l’enfant « enregistre » que ce n’est pas suffisant.

Cette blessure peut se créer dans plusieurs situations : un manque d’allaitement, la naissance d’un autre enfant, des parents très occupés par leur travail, lorsque l’enfant est emmené chez une gardienne ou à l’hôpital et que rien n’est dit, si un des parents est malade et qu’il doit se débrouiller seul…

Le ressenti du nouveau-né dans les premières 24 heures après sa naissance est aussi déterminant.

Le « masque » développé est la dépendance. La croyance associée est : « j’ai besoin des autres pour vivre et exister»

Une caractéristique des personnes ayant une blessure d’abandon est qu’adultes, elles sont dépendantes émotionnellement.La blessure d`abandon se situe davantage au niveau du avoir et du faire

 Le corps d’un être qui a souffert d’abandon est un corps assez fin, long, mais flasque, qui reflète un manque de tonus. Le dos peut être courbé. 

Elles utilisent fréquemment des expressions comme « je me fais bouffer », « je suis seul », « je ne supporte pas… ». 

Ces personnes recherchent toujours le soutien.

Elles se positionnent majoritairement en « victime ».  Elles estiment ne jamais en avoir assez. Lorsqu’elle cherche l’attention, la personne dépendante cherche en fait un soutien, un support, une aide. C’est une personne qui dramatise beaucoup. En gros, ses problèmes sont des occasions pour elle d’attirer l’attention et la présence des autres.

Elles ont des difficultés à accepter un refus (quand quelqu’un

 

leur dit non) et encore plus de difficultés à décider. Je cite : « Le dépendant demande généralement l’opinion ou l’approbation des autres avant de décider. Il a besoin de se sentir soutenu, supporté dans ses décisions. » En réalité, la personne dépendante attend que les autres l’aident à se décider et à appuyer son choix. Car alors, elle se sent aidée, aimée. De même :  « lorsqu’elle fait quelque chose pour une personne ce sera avec l’attente d’un retour d’affection » et  » le dépendant demande souvent des conseils parce qu’il ne se croit pas capable d’y arriver seul, mais il n’écoute pas nécessairement les suggestions reçues. Il fera par la suite ce qu’il veut puisque ce qu’il recherchait n’était pas de l’aide mais du soutien (affectif). »  

 Le thermomètre de leur bien-être relatif est les relations. Si la relation dans laquelle ces personnes se trouvent se passe mal, elles vont mal. Si la relation va bien, elles vont bien. 

Ainsi, c’est en regardant une personne qui a une blessure d’abandon, que nous pouvons savoir si elle va bien dans sa vie. Si elle est joyeuse, alors nous savons que sa relation de couple va bien ou que ces relations diverses vont  bien. Si elle est triste, si elle n’a pas de vitalité, c’est que sa relation va mal, ou qu’elle se sent seule. Ces personnes ont réellement besoin des autres, que leur existence soit validée par les autres. Néanmoins, le dépendant ne verra pas ses problèmes de couple préférant croire que tout va bien de peur d’être abandonnée.

L’ombre blanche des personnes qui ont cette blessure est qu’elles sont très chaleureuses, elles prennent soin des autres, elles sont d’excellents partenaires sexuels, elles donnent beaucoup.

 

3ème : La blessure d’humiliation 

La blessure d’humiliation se crée à partir de 8 mois quand l’enfant comprend qu’il n’est pas la même entité que sa mère.

La croyance-racine des personnes ayant une blessure d’humiliation est : « je ne suis pas digne ».

Le corps de ces personnes est rondelet, de taille courte, avec des tensions au cou, à la gorge, aux mâchoires. Le visage est rond et ouvert avec de grands yeux ronds et innocents d’un enfant. Le corps aura tendance à grossir pour se protéger de l’extérieur. Il mettra une distance avec les autres.

La blessure d`humiliation est le plus souvent vécue avec la mère

En effet, le corps qui allait vers l’autonomie n’a pas été respecté. C’est le cas particulièrement lors de la prise de nourriture, des débuts du langage, du contrôle des sphincters, des débuts de la marche… 

Exemples : un jeune enfant essaie de manger seul, on lui donne une cuillère mais il en met partout avant de trouver sa bouche et quelqu’un lui dit que c’est un petit cochon ; s’il a fait dans sa culotte et qu’il se fait punir, s’il explore ses excréments lorsque ses parents l’oublient sur le pot et qu’il entend que c’est un petit salopard, etc etc etc.

Plus tard, ces personnes ont tendance à se sacrifier, à méconnaître leurs besoins, à ne pas se respecter.

Cela pourra se traduire par le fait qu’adulte, cette personne se sentira dans l’obligation de s’occuper d’un parent, âgé ou invalide ou même en bonne forme, et ainsi sacrifier sa vie de couple. A 50 ans, une personne ayant cette blessure pourra tomber amoureuse mais décidera quand même de rester auprès d’un parent pour s’en occuper.

Parce qu’elles ont été humiliées, ces personnes ont ainsi tendance au masochisme ; elles se font du mal à cause de cette blessure.

Ce peut-être aussi le « petit-gros » de la cour de récré qui « donne le bâton » pour se faire battre, il attire la moquerie des autres, il mange et ça dégouline pour que les autres rigolent mais il en est triste ; d’une certaine façon il reproduit son schéma d’humiliation… Cela peut se poursuivre dans sa vie d’adulte jusqu’à ce qu’il voit et entreprenne le chemin du fil de sa blessure première, au coeur de son labyrinthe…

Cette blessure d’humiliation créé le sentiment de honte.

Elles ont honte d’elle-même ou ont peur de faire honte. Elles connaissent leurs besoins mais ne les écoutent pas. Elles en prennent beaucoup sur leur dos. Elles sont aussi dans le contrôle pour éviter la honte, peuvent se croire malpropre, sans cœur ou moindre que les autres.

Leur attitude est fusionnelle. Elles jouent à la mère, sont hypersensibles et sensuelles. Leur honte s’étend au niveau sexuel. N’écoutant pas leurs besoins, ces personnes compensent et se récompensent par la nourriture.

Leur plus grande peur est la liberté aussi elles s’arrangent pour ne pas être libre car « être libre » signifie « illimité » or ne plus avoir de limites leur créé une peur de déborder.

Leur part de lumière : ce sont des personnes très serviables, empathiques, ce sont de très bons amis. Ce sont des personnes profondément humaines, avec de grandes qualités de coeur.

 

La blessure de trahison 

La blessure de trahison se produit entre deux et quatre ans, et est vécue avec le parent du sexe opposé. 

L’enfant avait confiance en ce parent et une expérience traumatisante se produit : une violence, un abus sexuel, un mensonge, du chantage, une promesse non tenue.. 

Par exemple : un enfant à qui l’adulte promet quelque chose et l’adulte ne s’y tient pas, l’enfant est trahi. Il tenait à ce qu’on lui avait promis. Il perd confiance.

 Le corps de ces personnes est imposant, présent, avec des hanches larges chez les femmes, des épaules larges chez les hommes.  Leur regard est intense, séducteur. La blessure de trahison est vécue avec le parent du sexe opposéLeurs yeux voient tout rapidement. 


Elles utilisent des expressions comme :  » Je suis capable », « laisse-moi faire seul », « je le savais », « Fais-moi confiance », « Je ne lui fais pas confiance ».

Elles se croient très responsables et fortes, cherchent à être spéciales et importantes.  

Les émotions dominantes des personnes ayant une blessure de trahison sont la colère et la frustration.

Le masque adopté est celui du contrôle et cela pour que les autres ne les trahissent pas, ne les blessent pas à nouveau. Elles veulent tout savoir, tout décider. 

Je cite : « Au niveau du comportement et des attitudes intérieures du contrôlant, la force est une caractéristique commune à toutes les personnes qui ont une blessure de trahison. Il est important pour elles d’arborer leur force et surtout leur courage. Très exigeant envers elles-mêmes, elles veulent montrer aux autres ce dont elles sont capables. Elles vivent tout acte de lâcheté, donc de manque de courage, comme une trahison. Elles s’en voudront énormément de lâcher un projet, de ne pas avoir eu le courage d’aller jusqu’au bout. Elles ont beaucoup de difficulté à accepter la lâcheté des autres. Comme elles éprouvent de la difficulté à accepter toute forme de trahison provenant d’elles-mêmes ou des autres, elles font tout en leur pouvoir pour être des personnes responsables, fortes, spéciales et importantes. »   

« Le contrôlant aime arriver en avance et ne peut tolérer des personnes retardataires. Il a de la difficulté à déléguer une tâche tout en faisant confiance à l’autre. Il sera porté à vérifier  continuellement si c’est fait selon ses attentes. … il n’a pas de temps à perdre…. » . Il est exigeant envers lui-même et aussi envers les autres, « se considérant comme très travailleur et responsable, il a de la difficulté avec la paresse. » « Il éprouve de la résistance pour se confier car il craint que ses confidences soient utilisées un jour contre lui. »

Les personnes ayant une blessure de trahison n’aiment pas les surprises ou être pris par surprise car n’ayant pas eu le temps de se préparer, elles ont peur de se faire contrôler.

Elles ont également peur de l’engagement. S’engager signifie tenir sa parole, sa promesse. Elles peuvent se sentir respectables et faire ce qu’elles ont dit mais si quelqu’un avec qui elles travaillent ou vivent a dit quelque chose qui n’est pas ensuite fait, elles se sentent trahies. Aussi par peur d’être trahie en parole ou en actes, elles préfèrent ne pas s’engager.

L’ombre blanche de ces personnes est qu’elles sont entreprenantes, elles font beaucoup d’activités et ont beaucoup de talents. 

 

La blessure d’injustice

La blessure d’injustice s’effectue entre quatre et six ans avec le parent du même sexe. 

 Cas concrets : lors de la naissance d’une petite sœur ou d’un petit frère les parents sont moins disponibles pour l’enfant, l’enfant qui prend davantage de responsabilités qu’il ne le peut pour son âge ( il va à l’école puis enchaîne 1 ou 2 activités tous les jours puis il rentre, se douche, mange, fait ses devoirs, se couche..) A quel moment cet enfant peut être un enfant ? Quelle place lui est laissée pour sa créativité, exprimer son potentiel ? Les parents lui demandent trop et en plus d’être sage… Une personne ayant été affectée par la blessure d’injustice pourra aller jusqu’au burn-out professionnel… 

Ces enfants développent la croyance qu’il faut être « parfait » pour être acceptés.Le rigide cherche la justice et la justice à tout prix. La blessure d`injustice se vit surtout avec le parent du même sexe

Le corps des personnes ayant cette blessure est donc un corps « parfait » (pour les femmes de beaux seins ronds, un corps élancé, athlétique, droit car il y a une espèce de tension interne cf. sportif et militaire.., des fesses rondes, …).Il est bien proportionné. La taille est petite, serrée par un vêtement ou une ceinture. Leur regard est brillant et vivant.


Leurs expressions sont : « pas de problème », « toujours/jamais », « très bon/très bien »,  » très spécial », « justement », « exactement », « sûrement », « d’accord ? ».

Leur masque est la froideur et la rigidité ; ces personnes sont parfois difficiles car elles sont dans une sorte de compétition avec les autres et aussi avec elle-même, pour rester « parfait ». 

Elles sont avant tout perfectionnistes et se coupent de leur ressenti. Elles aiment se justifier et ont des difficultés à demander de l’aide. Elles doutent de leurs choix, se comparent à mieux et à pire.

De manière générale, elles sont dans la difficulté de recevoir, y compris à se faire plaisir sans se sentir coupable. Elles ne respectent pas leurs limites, s’en demandent beaucoup. Aiment l’ordre, ont de la difficulté à montrer leur affection. 

A l’évidence, ces personnes cherchent la justice. Elles vont facilement revendiquer dans la rue ou ailleurs.

Exemples : quand on amène un gâteau devant une personne ayant une blessure d’injustice, la personne va réagir en regardant si les parts sont bien égales, parfois jusqu’à mesurer chacune, par contre si sa part est plus grande cela ne lui posera pas de problème.. ! Elle justifiera que cela est juste par rapport à ce qu’elle n’a pas eu dans le passé.

L’ombre blanche développée grâce à cette blessure est la rigueur, l’esprit scientifique, l’expression de valeurs nobles. Ce sont des personnes qui vont jusqu’au bout de leurs recherches et de leurs découvertes et de l’expression d’elles-mêmes.

 

 Conclusion 

Après avoir lu ces explicitations non exhaustives des 5 blessures émotionnelles, vous pourriez croire que vous avez toutes les blessures. C’était en tous cas mon cas 😕 après la lecture du livre de Lise Bourbeau. Pourtant, nous en avons une principale, les autres sont secondaires. Connaître sa blessure majeure permet de mieux se connaître et de voir quelles croyances limitantes nous y avons associé. 

Si cet article vous a intéressé et que vous souhaitez approfondir, je vous encourage à lire entièrement l’ouvrage de Lise Bourbeau qui vous éclairera assurément. Ou bien laissez vos questions et vos commentaires sur le blog, j’y répondrai avec plaisir. 🙂 

Ensuite le travail ne devra pas s’arrêter là… 

Lorsque vous aurez identifié votre blessure, il s’agira de renouer avec votre enfant intérieur, de l’accueillir, de le choyer, de l’écouter. Ce chemin au coeur de soi est primordial pour retrouver la joie et le bonheur de vivre au quotidien et la liberté d’être soi !

Pour en avoir fait l’expérience, je vous conseille d’aller jeter un oeil sur le site de Maria-Elisa Graciet et du Dr Luc Bodin consacré à Ho’ponopono, un article est entièrement consacré à l’enfant intérieur.  

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Dans un prochain article, j’évoquerai plusieurs clefs pour un travail efficace de libération ainsi que la proposition des thérapies quantiques dont Ho’ponopono fait d’ailleurs partie. 

  En attendant, soyez le Thésée rempli de courage et entrez dans 

chartresvotre labyrinthe intérieur.

En son coeur est la clef d’une libération. 

Coeurdialement

 🙂 Céline.

 

 

 

 


 

  

 

 

 

Une réflexion au sujet de « Enfant intérieur et blessures émotionnelles »

  1. Samuel, blessures de l'âme

    De tous ceux qui écrivent sur les blessures de l’âme, on aborde souvent les manifestations comportementales et les émotions, et on parle peu finalement de l’âme. J’aime vraiment beaucoup cette simple phrase : notre véritable nature divine n’a jamais été touchée. Merci de l’avoir écrite 🙂

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