Croyances, émotions : créations d’égrégore. Suis-je libre ?

Qu’est-ce qu’un égrégore ?

Suite à mon article « Prière de Saint-François d’Assise, responsabilité et pardon », plusieurs d’entre vous m’ont demandé : « Qu’est-ce qu’un égrégore ? ». Je vous en donne ici ma définition, non exhaustive et surtout qui traduit ma manière de comprendre ce qu’est un égrégore. Elle est ainsi un condensé de mon ressenti aussi je vous invite à aller lire sur ce thème via d’autres sites ou blogs ou à vous référer à la définition donnée par l’encyclopédie Wikipédia.

Ma définition d’un égrégore

Un égrégore serait une forme-pensée énergétique créée par les idées communes, les croyances et les émotions des personnes qui s’y rattachent ; cette forme-pensée énergétique peut exercer une influence sur ces mêmes personnes qui l’alimentent (par les idées, les croyances et les émotions communes) et donc produire des conséquences sur ces mêmes personnes ou d’autres groupes de personnes.

Puisque l’énergie d’un égrégore est produite par chaque partie qui l’alimente, elle se condense et soumet inconsciemment chacun dans un mouvement plus vaste. C’est la notion du Tout qui est davantage que chacune des parties qui le composent.

Exemples personnels d’égrégores

 Voici un 1er exemple :

Je n’ai pas et je n’ai jamais eu de téléviseurs à la maison. Je suis donc dans l’égrégore des « sans-télé », que je partage avec celles et ceux qui ont choisi de ne pas avoir de téléviseurs. Et je continue d’alimenter cet égrégore par mes croyances :

– Je crois par exemple que derrière les images perçues par nos yeux devant le petit écran se cachent volontairement d’autres images que nous ne voyons pas mais que notre cerveau capte (ce que l’on appelle des images subliminales) ; 

– derrière cette croyance il y a la croyance que la télévision est un outil utilisé par le Nouvel Ordre Mondial pour manipuler les masses, (cf- les images subliminales en font partie mais aussi les effets hypnotiques et les dépendances créées délibéremment par les séries pour neutraliser la pensée divergente, l’influence de la publicité intempestive sur les choix de consommation, le choix délibéré d’images qui s’adressent directement au cerveau limbique et émotionnel par les journalistes aux informations ;

– derrière cette croyance, il y a la croyance que si je suis manipulée, alors je ne suis pas libre et donc que je ne peux pas être dans des choix conscients or je veux m’affranchir de tout conditionnement, rester alignée et retrouver ma liberté personnelle,

– et derrière ces croyances, qui en somme sont des gardiens, il y a aussi la volonté de me protéger d’images et donc d’émotions que je ne veux pas ou plus ressentir

– et il y a surtout le ressenti que je perds mon temps..   

Plus de 2% des Français font partie de cet égrégore. Peut-être en faites-vous partie ?!! 

 Voici un 2ème exemple :

 Le fait d’avoir créer ce blog me rattache à l’égrégore des êtres humains conscients d’être responsables et cocréateurs de leur vie ; cet égrégore est alimentée par plusieurs croyances :

– la croyance que l’être humain a la capacité de se libérer et d’être conscient de ce qui le conditionne,

– la croyance que l’être humain peut retrouver son pouvoir personnel par un travail de conscientisation de ses croyances limitantes,

la croyance que nous ne voyons dans notre réalité que ce qui correspond à ce que nous croyons

– la croyance que ce que nous ont transmis les maîtres de sagesse vaut la peine d’être mis en pratique dans notre vie,

– la croyance que « nous sommes des êtres spirituels faisant une expérience humaine« , et aussi la croyance que la vie est belle, que l’Amour est la voie de toute guérison, etc etc.

Par conséquent, vous qui me lisez, vous avez au minimum une croyance en commun avec moi (et avec ce que ce blog véhicule 😉 ) et nous faisons alors partie d’un même égrégore (parmi d’autres que nous n’avons peut-être pas en commun) 😕 !   

Autres exemples d’égrégores : 

l’égrégore créé par des fans ou des supporteurs d’un sport, l’égrégore créé par celles et ceux qui se sentent toujours « victimes », l’égrégore créé par les gourmands de chocolat, l’égrégore créé par les adeptes des sudokus, des Mangas ou des tortues Ninja, l’égrégore créé par les accros des danses folkloriques, ou du tango, ou du rock’n roll, l’égrégore créé par les végétariens, etc.

Et la liberté dans tout cela ? 

Puisque ce qui m’intéresse est la question de la liberté et de notre conscience créatrice, plusieurs questions se posent. 

Peut-on être libre s’il y a attachement à un égrégore ? En toute logique, non, car nos croyances et nos émotions sont le lien à cet égrégore ; Mais revenons à qui nous sommes… qui est-ce qui croit en nous ? L’âme ou l’ego ? L’âme, par essence, est toujours libre ! La non-liberté (le conditionnement) est donc une question d’ego (de personnalité) et des croyances qui le gouvernent.  

Je conclus : savoir dans quel(s) égrégore(s) nous nous trouvons revient à reconnaître quelles croyances nous avons et quelles émotions entretiennent ces croyances. En tant qu’âme, nous sommes toujours libre. En tant qu’ego, nous sommes libres de penser, de croire, de nous émouvoir et d’être conscient ou non de nos croyances et de ce qu’elles protègent.

D’autres réponses sont données dans ce qui suit : un article trouvé sur le site de l’INREES que je vous recommande ! 

Complément de définition d’un égrégore, d’après un article de l’INREES.

Pour compléter mes exemples, je vous mets en lecture ici un excellent article publié en juillet 2014 par l’INREES sur le sujet « Qu’est-ce qu’un égrégore ? ». Il me paraît complet et fort intéressant !  (source: http://inrees.com)

Qu’est-ce qu’un égrégore ?

Nous connaissons l’inconscient collectif, la mémoire collective ou encore les archétypes décrits par Jung. De bien des manières, nous nommons déjà ce phénomène mal connu et pourtant inscrit en nous : l’égrégore. Mais si nous sommes capables de générer ensemble cette conscience partagée, elle aussi a le pouvoir d’agir sur nous

Un égrégore est produit par un puissant courant de pensée collective. Lorsque plusieurs personnes se focalisent ensemble sur un même objet, avec une même intensité, ils développent une énergie commune. Nous connaissons tous cet effet stimulant, éprouvé lorsque l’on partage avec d’autres un projet passionnant ou un moment fort. L’activité concentrée rassemble les intentions de chacun en une conscience collective, qui semble porter le groupe. Mais derrière l’impression personnelle, un processus réglé se déroule entre nous. 

Une émotion active les atomes de nos cellules, transformant le corps en une pile électrique, capable de fabriquer sa propre énergie. Ainsi, par la seule force d’une émotion mutuelle et sans même s’en rendre compte, nous connectons nos sources d’énergie et en créons une plus grande, globale. Comme branchés les uns sur les autres, nous vibrons sur la même longueur d’onde. La tension est alors assez haute pour qu’émerge un esprit de groupe. «Le biochimiste Rupert Sheldrake parle de champ morphogénétique. Le ressenti d’un individu exerce une force sur celui de l’autre. Ce mouvement, par résonance, va influencer leurs comportements et leurs pensées », explique Rosa Claire Detève, formatrice en psychologie quantique. Mais cet esprit de groupe n’est pas que la résultante passive d’un instinct grégaire.

Pierre Mabille, médecin et anthropologue, proche des artistes du surréalisme, considérait que l’égrégore possède « une personnalité différente de celles des individus qui le forment ».

A l’échelle individuelle par exemple, nous savons qu’une pensée enracinée depuis longtemps finit parfois par nous dépasser. Elle est en quelque sorte devenue autonome et agira sur nous aussi longtemps que nous l’alimenterons par nos croyances.

De la même manière, l’égrégore est une entité vitalisée. Il agit comme un accumulateur d’énergies, nourri par les sentiments, les désirs, les idéaux ou les peurs de ses membres. Plus ces derniers sont nombreux, plus l’égrégore se renforce jusqu’à influencer leurs existences.

 

Une connexion héritée

« Dès lors qu’au moins deux personnes partagent une vision, elles forment un égrégore. Certains auront une durée de vie courte, d’autres traverseront les siècles : une histoire d’amour peut durer quelques jours, l’égrégore de l’église catholique a plus de 2000 ans », nous dit Alain Brêthes qui a beaucoup écrit sur le phénomène.

L’auteur a répertorié les égrégores en trois catégories.

Les égrégores neutres sont les plus nombreux. Ce sont les amicales de quartiers, les cercles professionnels ou les groupes d’amis de longue date. Ces égrégores ne sont pas très inductifs sur le plan de la pensée. Les gens partagent des choses mais vivent leur quotidien sans que cela n’ait de réelle incidence sur leur psyché.

Ensuite, nous trouvons les égrégores dits « limitatifs » ; ce sont les égrégores de l’ego. L’individu se doit d’adopter les croyances et schémas comportementaux du groupe. C’est le cas des partis politiques, des religions. Ces dernières sont sans doute les égrégores les plus puissants car les plus longuement et largement partagés. L’égrégore s’appuie souvent sur une représentation. Et, de tous temps, les sociétés ont associé leur conviction à une symbolique forte. Or, le symbole c’est justement l’être humain qui projette sa pensée. Il est la manifestation formelle d’une énergie latente dirigée vers son accomplissement. Typiquement, l’étoile de David, la croix latine ou le yin et le yang servent de support de visualisation et de point de contact entre les membres, qui, célébrant leur foi, cultivent ainsi leur égrégore. A l’extrémité de cette catégorie, on trouve les radicaux, les gangs et les sectes.

Enfin, les égrégores « féconds » sont ceux qui élèvent la conscience, qui s’efforcent d’unir et de rassembler, qui expriment des valeurs de justice, d’équité et de bienveillance. Ce sont des énergies utiles à la communauté mondiale, qui prennent la forme de courants de psychologie humaniste, d’associations humanitaires ou de mouvements spirituels contemporains.

Tout est égrégore

« Observez un dîner entre amis, il y a toujours celui qui fait rire, celui qui râle etc. Chacun joue un rôle qu’il quitte une fois rentré chez lui. Ils entretiennent leur égrégore. Un match de foot avec son équipe préférée, la rentrée des classes de son enfant ou un déjeuner dans la maison de famille… Nous évoluons en permanence parmi ces zones sociales invisibles, très conditionnantes. « Même quelqu’un qui voudrait échapper à ce phénomène en partant vivre sur une île déserte, se relierait encore à l’égrégore des gens qui aspirent à s’isoler sur une île déserte », plaisante l’auteur. Parfois trop forte, l’empreinte peut néanmoins donner cette impression d’être englué dans l’existence d’un autre. «Pour autant, souligne Kaly, magnétiseur, il ne faut pas confondre égrégore et possession. On sort d’un égrégore en quittant les gens ou les idées qui nous y rattachent. Cela peut être difficile mais il n’y a que ça à faire ». Dans ce cas, la psychothérapie peut être un moyen pour prendre conscience du parasitage « énergétique » qu’exercent les valeurs de notre cercle ou de notre communauté.

Mais quitter un égrégore n’est jamais que l’occasion d’en intégrer un autre. Un cheminement de vie clairvoyant permettra simplement de choisir ses sources d’inspiration, toujours avec le cœur. «Car, insiste Alain Brêthes, on ne peut pas y échapper. Tout est égrégore, c’est l’archétype universel, ce qui vient conditionner nos représentations». Lorsque l’enfant qui naît prend son premier inspir, il se relie déjà à l’égrégore de la famille dans laquelle il arrive, mais également à l’égrégore de son pays et de l’histoire de son pays. Il inhale une quantité d’énergie collective qui ne lui appartient pas en propre et qu’il va faire sienne. « L’égrégore est la contre-partie psychique d’un groupe humain », ajoute-t-il. Il vit donc à la fois sur un plan physique, au travers des êtres qui le portent et sur un plan astral. Celui-ci est un espace intermédiaire, une sorte de canal qui nous relie à notre dimension éthérique, ultra-profonde. C’est par lui que communiqueraient les énergies subtiles des uns et des autres qui, unifiées, forment l’égrégore. Nul besoin donc d’être physiquement ensemble ; l’égrégore est comme le négatif de notre expérience vécue, une réalité alternative dans laquelle nous sommes en présence les uns des autres.

Le rapport entre le caractère invisible, impalpable de cette énergie et son pouvoir bien tangible a très tôt fait sa dimension sacrée. Dans certains courants occultes, l’égrégore est un véritable support rituel. Les premiers à avoir exploré leur potentiel égrégorique furent les francs-maçons, reliés à travers le monde et les époques par leurs codes et initiations mystérieuses. Les écoles ésotériques utilisent l’égrégore comme un puissant outil divinatoire. Le chamanisme fait également de la transe et des cérémonies collectives une porte d’accès vers l’énergie universelle. Mais aujourd’hui, notre sacro-sainte science moderne tend elle aussi à s’emparer du phénomène.

Aura universelle

Depuis un peu plus de quinze ans, une théorie discrète est en train de révolutionner toutes nos connaissances sur la conscience humaine. Le Global Consciousness Project (Projet de Conscience Globale) est une expérience parapsychologique débutée en 1998 au sein de la prestigieuse université de Princeton, aux États-Unis. L’initiative, qui réunit scientifiques et ingénieurs, cherche à établir l’existence d’une activité énergétique universelle, grâce à un générateur aléatoire de nombres, un petit boîtier conçu au départ pour détecter les mouvements de pensées d’un cobaye. Après en avoir éprouvé l’efficacité sur une seule personne à la fois, l’appareil, baptisé Egg, est testé sur un groupe. On réunit une trentaine de personnes et on les invite à parler et à bouger comme bon leur semble. L’appareil de mesure, placé dans un coin de la pièce, ne réagit pas. Mais quand on demande ensuite au groupe de s’asseoir et de méditer ensemble, l’appareil semble capter une synergie et amorce une courbe. La découverte fait l’effet d’une bombe dans la communauté scientifique. Bientôt, des dizaines d’autres boîtiers Egg sont envoyés aux quatre coins du globe, de l’Alaska aux Fidji, avec une question précise : est-il possible de détecter un émoi collectif à l’échelle planétaire ? Les premiers résultats sont étonnants : lors des funérailles de Lady Di, les boîtiers enregistrent jusqu’en Chine une variation du champ psychique.

A ce jour, 65 générateurs sont positionnés dans presque autant de pays, dont deux en France. Tous reliés en réseau, ils archivent en continu l’encéphalogramme terrestre. Chaque fois qu’un événement mondial se produit, des fluctuations sont enregistrées. Plus il est fort et médiatisé, plus elles sont importantes. L’informaticien Pierre Macias héberge l’un des deux Egg français à Toulouse : « Le flot de données des capteurs tend à s’éloigner des valeurs attendues lorsque se produit un événement public qui concentre les pensées et les émotions d’un grand nombre de gens. Le jour de l’attaque terroriste du 11 septembre 2001, la probabilité pour que les capteurs enregistrent une telle variation  »par hasard » fut de l’ordre de 1 pour 1 million… Nous ne savons pas encore comment expliquer ces relations subtiles entre des événements d’importance pour les hommes et les données obtenues mathématiquement, mais elles sont indéniables aujourd’hui. Ces résultats montrent à l’évidence que le monde physique et le monde de l’esprit humain sont liés d’une relation encore inconnue ».

 

Vous remerciant d’avoir lu cet article jusqu’à la fin, je vous espère dans des  égrégores porteurs de belles énergies d’amour, de paix et de liberté.

 🙂 Céline

 

 

2 réflexions au sujet de « Croyances, émotions : créations d’égrégore. Suis-je libre ? »

  1. Eve

    Bonjour Céline, je vous lis avec toujours beaucoup d’intérêt. Vos articles sont clairs et intéressants. Merci de partager votre vision de la vie. Je trouve en vous une véritable enseignante spirituelle, sans doute est-ce par votre métier qu’est la pédagogie que vos articles sont aussi bien écrits. J’ai une question concernant lés égrègores. Que pensez-vous des rassemblements de foule comme les marches qui ont eu lieu avec le slogan « je suis Charlie »? Est-ce bien un égrégore ? Dans quelles des 3 catégories vous les mettez, 2ème ou 3ème ? Merci pour votre réponse et longue vie à votre blog ! Cordialement.

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    1. Céline Auteur de l’article

      Bonjour Eve, merci pour l’intérêt que vous portez à ce blog. Les rassemblements qui ont eu lieu ces derniers jours suite à l’attentat de Charlie Hebdo forment effectivement des égrégores par l’intention ou les intentions, émotions et croyances, de toutes les personnes qui y participent. Je pense que lorsque l’intention n’est pas « contre quelque chose » mais pour des valeurs (ici pour la liberté d’expression, par solidarité et empathie aux familles des victimes), alors ces égrégores élèvent la conscience de toute l’humanité. Concernant le slogan « je suis Charlie », je ne m’y identifie pas. Chacun a une identité propre. Il ne faut pas tout mélanger. Dire « je suis pour Charlie » ou « je suis solidaire de Charlie » n’a pas la même « emprise émotionnelle »… Ne trouvez vous pas ? Espérant avoir répondant à vos questions. Bien à vous.

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