Différence entre être ange et être humain

J’aimerais vous faire part ici d’une réflexion entre ce qu’est être un ange, en supposant que les anges existent, et être humain. Et j’irai droit au but : à part l’incarnation vécue par l’être humain, y a-t-il vraiment une différence ?

D’abord, tout dépend de nos représentations sur les anges. Les anges seraient des êtres de lumière non incarnés. Ils n’auraient par conséquent pas de sexe.  Les artistes les ont peints auréolés et portant des ailes. Celles et ceux qui en ont reçu la vision les décrivent très très grands. 

Un être humain est un être incarné. Humain vient de « humus » et est intrinsèquement lié à la matière tangible, et à la Terre. L’humanité est un terme bien spécifique pour désigner, parmi des milliers d’autres, une espèce d’êtres vivants sur la Terre…  Puisque le mot incarnation existe, il a bien dû y avoir un moment où dans la conscience humaine, l’idée d’être quelque part ailleurs avant d’être sur Terre ait surgi. Sans quoi l’idée d’incarnation n’existerait pas… Or elle existe dans toutes les traditions depuis des millénaires. Comme l’a d’ailleurs très bien souligné Theilhard de Chardin : « Nous sommes des êtres spirituels faisant une expérience humaine ».

Admettons alors que l’incarnation présuppose avoir, – voire  « choisir »- , un corps sexué,  l’être humain n’est-il fait pour autant que de chair, d’humus, de matière ?  Autrement dit : est-ce la matière qui le constitue qui génère sa conscience ? Ou sa conscience préexiste-t-elle avant son incarnation, avant cette entrée dans la matière ? Cela, vous l’aurez compris, revient à poser la question : « Qui suis-je ? ». 

Dans notre nature véritable d’être de lumière, soyons clairs et honnêtes, nous ne sommes pas différents des anges. La seule chose qui nous en différencie est d’avoir un corps sexué et par conséquent une sexualité. La sexualité humaine permettant la reproduction de l’espèce afin que l’expérience humaine, c’est-à-dire la possibilité de s’incarner, se poursuive. Mais nous sommes, en tant qu’êtres de lumière, des êtres non sexués jusqu’à l’entrée dans la matière, jusqu’à cette plongée dans le corps physique, sensitif, charnel, émotionnel. L’incarnation exige alors à notre âme (notre être de lumière éternel, ce que nous sommes en vérité) de revêtir un corps sexué qui, par l’éducation que nous recevons de nos parents, se revêtit de tous les apparats assignés soit au féminin, soit au masculin… Cela signifie encore que dès notre naissance, nous allons être couvert, recouvert, de vêtements, d’une seconde peau pourrait-on dire, chacun de ses vêtements véhiculant l’idée d’un être fille ou d’un être garçon… et à cela s’ajoute la vibration d’un prénom féminin ou masculin, rarement « neutre ». Nous pourrions dire aussi qu’à cela s’ajoute une appellation « d’origine contrôlée » par la culture.  🙂 Le conditionnement démarre fort pour l’âme (l’être de lumière, d’origine divine et non sexuée) ! Mais une âme reste une âme. Un jour, sa personnalité comprend, à ses trois, quatre, cinq ou six ans, à ses 15, 20 ou 30 ans, qu’il va en être ainsi durant toute sa vie terrestre. 

Le poids du conditionnement.

Nous venons de voir que le conditionnement commence dès lors que l’on naît fille ou garçon. Mais tout au fond, nous ne sommes ni fille, ni garçon, nous sommes à la fois féminin et masculin : androgyne ! C’est notre façonnage par les humains qui nous conditionne à devenir l’un ou l’autre plutôt que l’un et l’autre. C’est notre âme qui n’est pas reconnue en tant que telle, dans sa vérité, et qui se voit dans le regard des autres, illusoirement coupée en deux… qui se voit devoir se séparer illusoirement d’une moitié simplement par le fait de ne pouvoir être « autorisée » par la culture dans laquelle elle évolue à être les 2 à la fois, dans ce corps limité, limitant. C’est ce que la culture dans laquelle elle grandit lui fait croire !

Conditionnement dont il faut parfois toute une vie pour s’en défaire ? Pas sûr ! Qui l’empêche encore aujourd’hui de ne pouvoir vivre cette androgynie ? Quelle autorité extérieure l’empêche d’être et d’exprimer ce qu’elle Est dans sa nature véritable ? Et combien de vies lui faudra-t-il encore pour se libérer de toute la mémoire de tous ses personnages revêtus au coeur de ses multiples incarnations qu’elle a rencontré ? 

 

Petit rappel pour terminer… Le mot ange signifie « messager ». A l’heure des SMS, messages envoyés via les ondes, poursuivant la longue lignée d’Hermès, l’être humain ne l’est-il pas aussi ?      « Nous sommes tous des messagers«  (Don Miguel Ruiz).

                          C’était mon message pour aujourd’hui.

Je vous souhaite une excellente journée dans la joie d’être un être complet, dans l’expression de son féminin et de son masculin, sans condition, et illimité.

 😉 Céline. 

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