Changer sa vie ou le courage de répondre à un appel

Les croyances limitantes à l’idée de changer sa vie sont nombreuses. C’est dans cet article que je vais vous faire part de celles qui étaient miennes avant 26 ans quant au fait de ne pas être propriétaire d’un logement. Je vous parlerai de ce qui a déclenché en moi un changement de vision et comment ce changement de vision a modifié ma perception de la réalité jusqu’à ce que je décide consciemment de changer ma vie. 

 
Pour beaucoup, changer sa vie signifie aller dans l’inconnu et cela réveille des peurs et de l’incertitude, de l’inconfort, de l’hésitation. L’inconnu est souvent associé à l’insécurité et l’insécurité fait peur. Notre mental raisonnant préfère le cocon sécurisant qu’il s’est fabriqué ou qu’il a toujours connu et, malin comme il est, il trouve beaucoup d’alibis pour nous prouver que « vouloir changer, c’est risqué, dangereux, c’est de la folie ! »

 

 
Changer sa vie : perdre ses repères et ses sécurités,  sauter dans l’inconnu !
 
  
Avant que je ne m’autorise à acheter une maison, mon ego me disait : « je vais perdre ma liberté de m’installer où je veux quand je le veux. » Parfois, il me bassinait : « il vaut mieux être locataire, tu perds moins d’argent, un prêt sur 20 ans profite davantage aux banques ». Par le fait même que j’aime « bouger » et partir à l’aventure, mon mental me renvoyait aussi des exemples de personnes qui ne parvenaient pas à vendre leur bien pour s’installer ailleurs et j’en déduisais que cela pourrait m’arriver le jour où je voudrais changer de lieu de vie. Mon mental me disait aussi que les banques ne pourraient pas me prêter beaucoup d’argent si j’achetais seule et donc que je ne pourrais pas habiter une maison dans mes goûts, par conséquent encore, il valait mieux que je renonce ou que j’attende de rencontrer quelqu’un avec qui partager ma vie et la maison. La dernière pensée limitante dont je me souvienne est que « je n’arriverais pas à choisir toute seule car je ne m’y connaissais en rien dans l’immobilier ». 
 
Autant de scénarios limitants préfabriqués par la peur… Quelle peur ?
Y a-t-il un risque à s’engager dans un projet qui nous tient à coeur ? 
 
Je compris plus tard que, derrière toutes mes pensées limitantes, il y avait surtout des peurs plus profondes : la peur de réussir et la peur d’échouer qui sont pour moi les deux faces d’une même pièce, côté ombre, côté lumière… ainsi que la peur de mourir à soi-même qui s’accompagne de la peur de se découvrir autre, avec d’autres possibilités.
 
 
 
 
Saisir le déclic, c’est se donner l’impulsion d’un nouveau départ.
 
 
Il y eut pourtant un déclic, et je pense qu’il en faut un pour chaque « saut dans l’inconnu »!  Quel fut-il ?
Un ras-le-bol de vivre dans un espace limité de 2 pièces et d’entendre des souris dans des galeries de polystyrène qu’elles s’étaient elles-même créées (si si si, les souris aussi se créent des réalités à la hauteur de leur rêve ! 😉 ) et d’avoir froid l’hiver par ce fait.
Un matin, je me suis réveillée sans eau chaude car l’eau avait gelé dans les canalisations. Mon propriétaire m’autorisait à faire un trou dans le mur de la salle de bain pour que je chauffe les tuyaux avec mon sèche-cheveux, ainsi l’eau finirait par s’écouler à nouveau… véridique. Ce jour-là, j’ai considéré que je serais mieux si j’étais chez moi. Cette idée changea radicalement ma manière de concevoir la location et me permis de remettre tout en question : « Et si tout ce que je me racontais n’était plus juste ? Et si tous ces arguments que je me donnais n’étaient que des empêchements à une autre liberté que j’ignorais ? »  Je trouvais désormais des inconvénients à payer un loyer, et je trouvais des avantages à être enfin dans une maison qui m’appartiendrait. Ma perception des choses s’est affinée. 
 
 A ce jour, je me dis que le 5ème accord de la sagesse toltèque m’habitait déjà ( cet accord dit : « Soyez sceptique mais apprenez à écouter » autrement dit : « restez ouvert ».) 
 
 
Prendre une décision qui respecte la voie que l’on sent juste pour soi ou s’engager avec Foi.
 
 
 A partir du moment où j’ai décidé de devenir propriétaire, j’ai pensé différemment en voyant tous les avantages que cela allait me procurer, toute la liberté que j’aurais dans MA propre maison. De plus, ma perception de la réalité a changé. Cette fois-ci, par la détermination qui m’animait, je captais tous les événements extérieurs qui répondaient à mon projet…
 
Mon attention était dirigée vers un seul objectif que je m’étais efforcée de rendre clair :  acquérir une maison dans mes possibilités financières, proche de la nature pour ne pas être obligée de prendre la voiture pour des promenades, au calme, tout en étant proche de commerces de proximités, dans laquelle je pourrais exprimer ma créativité, avec un terrain, avec la possibilité d’un chauffage au bois pour des soirées hivernales au coin du feu… Je ne savais pas à quoi elle ressemblerait vraiment mais j’en avais des critères suffisamment précis pour dire non à toutes celles qui ne les auraient pas. 
 
Pendant plusieurs mois, mon mental revenait à la charge : « tu ne trouveras jamais, tu es trop exigeante. » Mais je remplaçais ses auto-sabotages par ma nouvelle vision et je me visualisais en train de faire des cartons de déménagement comme si l’affaire était déjà conclue.
 
Surtout, une citation m’accompagnait tous les jours pour m’aider dans ce changement. Je l’ai longtemps attribuée à Goethe mais elle nous vient d’un alpiniste, H.Murray qui a écrit :
 
 « Dès que nous prenons un engagement ferme, des événements positifs commencent à se réaliser. Tant qu’il n’y a pas d’engagement, il y a de l’hésitation, il y a la possibilité de reculer, et il y a toujours de l’inefficacité. Pour tous les actes d’initiative et de création, il existe une vérité élémentaire : l’ignorer détruit des idées magnifiques et des plans superbes. Voici cette vérité : Dès le moment où l’on prend un engagement ferme, la Providence commence à agir aussitôt. Toutes sortes de choses se produisent alors pour aider celles qui ne se seraient pas produites autrement. Une série d’événements prend naissance à partir de cette décision, qui créent en notre faveur une multitude d’incidents imprévus, de rencontres et d’assistance matérielle tels que nous n’aurions jamais pu l’imaginer. »
et Goethe y rajouta : « Peu importe ce que vous pouvez faire, ou rêver ce que vous pourriez faire : commencez-le. Il y a du génie dans l’audace, de la puissance et de la magie. »
 
 
 
Cette citation lue tous les jours reprogramma mon système de croyances dans la foi plutôt que dans l’autosabotage. Elle m’accompagne encore aujourd’hui et me soutient pour chacun de mes projets. Depuis 12 ans que je la connais, elle s’est toujours avérée exacte. Je vous témoignerai d’autres changements radicaux de mon histoire de vie, dans de prochains articles.
 
 
Cette attention constante cherchait et trouvait désormais des preuves dans la réalité que mon projet était opérationnel.  Je ne sais si c’est l’Univers qui répondait à ma volonté de changer ou si c’est ma volonté de changer qui créait autour de moi un autre Univers, mais les événements s’enchaînèrent très favorablement. D’une part, une collègue me fit part de son achat d’une maison à rénover et des démarches qu’elle avait entrepris auprès des banques. D’autre part, je rencontrai un agent immobilier avec lequel je sympathisais. Celui-ci m’expliqua tout ce qu’il fallait regarder lors d’une visite de maison et surtout me dit qu’il fallait toujours négocier le prix. Je n’y pensais même pas ! 
 
 
 
 
 Ainsi ne s’agit-il que de reconnaître ce qui se cache derrière nos pensées limitantes pour ensuite les apprivoiser et les transmuter en force d’action. Alors s’opère une alchimie interne : de l’enthousiasme vient remplacer notre résignation, de la joie vient remplacer nos frustrations. Nous passons de « pilote automatique » à « pilote conscient ». Ce ne sont plus les autres qui décident pour nous, ce ne sont plus les ressassements du mental qui décident pour nous, mais une inspiration qui conduit notre âme-coeur-corps à se réaligner dans une action qui nous correspond.
 
 
Je compris plus tard que derrière mes peurs de réussir ou d’échouer, de mourir à moi-même et de vivre ma vraie vie se cachait deux besoins fondamentaux : le besoin d’être rassurée, sécurisée et pour le satisfaire, la vie m’envoya les personnes idéales (une collègue qui venait de passer à l’acte et me prouvait que c’était possible, un agent immobilier qui m’a partagé les trucs et astuces pour effectuer une bonne transaction), et le besoin de créer, d’innover mon espace de vie. Pour satisfaire ce dernier, j’achetais sur un coup de coeur une maison à rénover, inhabitable, qui répondait à tous mes critères, et j’y vécu 8 années extraordinaires pendant lesquelles je pus exprimer toute ma créativité. Je l’appelais « la maison du bonheur », jusqu’à ce qu’un nouveau déclic me fasse bouger ailleurs. Je l’évoque dans ma présentation (voir article : « Qui suis-je ? Une âme-coeur de toltèque.)  
 
 
 
 
 Pour changer sa vie, suivez lenseignement des contes…
 
Je suis persuadée qu’autour de vous, des dizaines de personnes ont changé de vie et vous sont des exemples de plus pour ne plus remettre à demain votre réponse à cette volonté de changer. De même, de nombreux contes et récits d’aventures existent dans notre bagage culturel dans lesquels un brave type ou une brave dame, modèle parfait du commun des mortels auquel nous pouvons tous nous identifier, devient le héros ou l’héroïne de son histoire.
 
 
Je vous en donnerai des exemples au fur et à mesure de l’avancement de ce blog, et que vous pourrez lire dans la catégorie « inspirations-lectures ». 
 
Car s’ils ont réussi à changer c’est avant toute chose par une transformation d’attitude et de pensée, par une mutation intérieure profonde devant des obstacles apparemment infranchissables ou devant des épreuves qu’ils ont finalement acceptés. C’est aussi parce qu’ils ont dépassé leur peur et répondu à un appel intérieur puissant :  celui de vivre leur vie plutôt que de passer à côté et d’être un mort-vivant résigné.  Je reprends ici un extrait du film « Conversations avec Dieu » de Neale Donald Walsch : « Vivre une vie qui ne nous ressemble pas, c’est une mort. »
 
  
 
 
 Je conclus cet article en disant qu’il y a une clef alchimique ou une clef de sagesse derrière chaque croyance limitante comme derrière chaque peur. Une croyance limitante est  toujours un garde-fou, une protection. Une fois ce garde-fou découvert, cette clef ouvre une porte vers un autre possible.clef de sagesse
 
 
Je citerai d’autres pensées limitantes au changement, dans un autre domaine de ma vie, dans de prochains articles…
 
Et vous, quelles sont les pensées limitantes qui vous tenaillent encore ? Quelle peur se cache derrière ?
Quelle porte ouvre-t-elle ?
 
 
 Au plaisir de lire vos commentaires.

 
Bien à vous dans la conscience créatrice !
 
Céline

2 réflexions au sujet de « Changer sa vie ou le courage de répondre à un appel »

  1. callewaert

    un déclic m’a libéré l’esprit c’est encore tout frais mais sans savoir l’expliquer ni encore le comprendre je sais que c’est un nouveau départ et que ça m’a amené ici pour commencé !ETRANGE

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